© christine jean

soleils noirs

black suns

2016-2017

Les fleurs apparaissent et disparaissent dans les entrelacs de la peinture.
Fleurs comme des yeux, fleurs éphémères, fleurs d’hiver, lotus courbés et brisés sur l’étang de Shaoshan, tournesols, soleils noirs, têtes brûlées, font émerger d’autres fleurs, celles des souvenirs enfouis de l’enfance, glorieuses, épanouies, vénéneuses ou fanées. C’est dans la tension entre surface et motif que ces fleurs se tiennent, entre la résille des vides que dessinent les branches d’arbres et des formes en voie d’effacement saisies au point de basculement.

Flowers appear and disappear in the interlacings of the painting. Eyelike flowers, short-lived flowers, winter flowers, bent and broken lotuses on the pond of Shaoshan, sunflowers, black suns, burnt heads, bring other flowers to the foreground, those of buried childhood memories – glorious, in full bloom, poisonous or faded. It is in the tension between surface and pattern that these flowers stand, in the web of empty spaces created by branches of trees and disappearing forms caught at their tipping point.