© christine jean

lavis d'encre/

ink washing

1998-2009

C’est au sol sur le papier imprégné d’eau, que de l’encre est jetée. Dans les creux du support déformé, les teintes subtiles de l'encre de Chine, noir bleuté, noir-rouge, noir-noir, se dissolvent et, en se décomposant, forment des lichens, des dessins minéraux. A la croisée des verticales et des horizontales, différents points de vue s’enchevêtrent : plonger dans une étendue, se tenir devant une surface, aller du proche au lointain – sensation de vertige. Il s’agit, avec le lavis d’encre et ses nuances de gris, avec le hasard, l’impulsion et le rythme, de laisser apparaître l’espace réinventé d’une nature animée par le mouvement des éléments. Alors, chaque tache devient événement.

 

Ink is thrown on the soaked sheet of paper. In the puddles, the subtle tints of China ink, blue-black, black-red, black-black, dissolve and decompose into lichens and mineral drawings. Along vertical and horizontal lines, viewpoints intersect: to dive into a strecht of land, to stand in front of a surface, to move closer and further — vertigo. Through chance, pulse and rythm, ink washing's infinite nuances of grey reveal the reinvented space of a nature animated by the movements of elements. Then, every spot becomes an event.